L'auteur

Né au Château de la Brède, Charles-Louis de Secondat, baron de la Brède et de Montesquieu, appartient à la noblesse de robe. Formé par les Oratoriens de Juilly, près de Paris, le jeune homme fait ensuite de solides études de droit, et devient en 1714 conseiller, puis en 1716 président à mortier au Parlement de Bordeaux. Il se consacre ensuite à l’écriture, et est élu à l’Académie française en 1728. Il effectue de nombreux voyages en Europe, particulièrement en Angleterre et en Italie, qui viennent nourrir ses réflexions politiques, philosophiques et sociales. Il se livre à une critique des formes du pouvoir dans Les Lettres persanes, qui paraît anonymement en 1721, et propose ses réflexions sur les constitutions civiques dans De l’esprit des lois publié en 1748, dont on retient aujourd’hui encore le principe de la séparation des pouvoirs. Homme de lettres, il est aussi viticulteur, aimant avec fierté ce vin de Graves « qui produisent peu, mais bon ». Philosophe du siècle des Lumières, il participe à la fin de sa vie à l’aventure de l’Encyclopédie.

Le château de la Brède (Gironde)

Peu de demeures ont joué dans la vie d’un écrivain un tel rôle. Montesquieu naquit en 1689 dans ce château possédé depuis le XIe siècle par ses ancêtres. Il y écrivit pratiquement toute son oeuvre. Le domaine de La Brède est encore tel qu’il se présentait à l’écrivain à chacun de ses séjours. D’immenses douves d’eaux vives entourent une sorte d’île sur laquelle se dresse le château. De petits ponts-levis permettent d’y accéder, et de découvrir la chapelle, la vaste bibliothèque et la chambre de l’écrivain.

« La nature s’y trouve dans sa robe de chambre et au lever de son lit » Montesquieu parlant du parc de la Brède.